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Alors que les mémoires occidentales retiennent au mieux le nom d’Abalakov pour ce qui concerne l’alpinisme soviétique, Cédric Gras rappelle que l’une de leurs stars était un fils d’une famille de bergers devenus grimpeurs. Mikhaïl Khergiani, « le tigre des montagnes », fut la vedette des Soviets. Il a dévissé en 1969 dans les Dolomites à cause d’un éboulement. 600 mètres de chute le long d’une paroi de la Civetta. Retour sur un nom qui fait la fierté de l’alpinisme géorgien.

De plus en plus de Français et d’Occidentaux en général visitent désormais la Géorgie, ex-république soviétique du Sud Caucase. Parmi eux, une part grandissante met le cap sur la Svanétie région montagneuse dont la capitale est Mestia, une petite ville hérissée de tours de pierres. Peu d’entre eux cependant se rendent au petit musée consacré à l’un des plus fameux alpinistes soviétiques : Mikhaïl Khergiani. Ou plutôt Chumlian Khergiani, de son prénom svane.

CCCP :Союз Советских Социалистических Республик en russe dans le texte. ©DR

Au-dessus de Mestia trône un sommet de 4696m nommé Ujba. C’est la cime sacrée des Svanes. Mikhaïl Khergiani y fut sacré champion d’escalade d’Urss, comme six autres fois au cours de sa carrière exceptionnelle. L’homme était notamment réputé pour sa vitesse phénoménale à la verticale. Il excellait dans l’art de la varappe. Ce qui ne l’a pas empêché d’aller se frotter à la haute altitude et aux terribles glaces d’Asie centrale.

Au sommet de l’Ujba. ©DR

Les Soviétiques sortaient rarement de

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