Sur les pentes de l’Everest, des dizaines de corps reposent encore, pris dans les glaces. Avec le documentaire Everest Dark, projeté au FIFAV de la Rochelle, le réalisateur Jereme Watt braque la lumière sur cet héritage macabre : faut-il laisser les morts au royaume des dieux bouddhistes ou les ramener au prix de missions chères et périlleuses ? Devenues malgré elles des repères sur les voies normales de l’Everest, ces dépouilles sans sépulture posent question.
«Green Boots est la dépouille non identifiée d’un alpiniste devenue un repère visuel pour les expéditions qui s’attaquent à l’ascension du mont Everest par la voie de l’arête tibétaine », peut-on lire en faisant quelques recherches. Tristement connu, Green Boots est ainsi le représentant non officiel de tous ces corps sans vie gisant sur les chemins de l’Everest – et des montagnes himalayennes plus généralement.
Ces dépouilles encore sur place sont un enjeu
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