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Le refuge de la Pilatte restera fermé cet été et celui du Pavé va bientôt disparaître : le premier est hors-service car le bâtiment menace de s’effondrer, le second s’apprête à être reconstruit. Dans un contexte de dérèglement climatique, comment envisager l’avenir pour les infrastructures de montagne ?

Depuis l’été 2021, le refuge de la Pilatte situé au coeur du massif des Ecrins, au pied des Bans, a fermé ses portes. La faute à une fissure particulièrement imposante dont nous vous parlions ici, qui sépare la cabane en deux : d’un côté, la première partie du bâtiment construite en 1954 sur un affleurement rocheux qui pourrait s’effondrer « au court des dix prochaines années » d’après le diagnostic géotechnique établi par un bureau d’étude en août 2021. De l’autre, une extension bâtie en 1994. Celle-ci s’appuie sur un autre affleurement rocheux, en apparence stable, mais dont nul ne peut assurer aujourd’hui qu’il résisterait à l’effondrement de son voisin. Entre les deux se creuse un gouffre, créé par les mouvements de terrain provoqués par le recul du glacier de la Pilatte, conséquence directe du dérèglement climatique. La zone présente une telle instabilité que depuis septembre 2021, un arrêté municipal notifié par le maire de Saint-Christophe-en-Oisans interdit l’accès au refuge, à sa terrasse ainsi qu’au refuge d’hiver (un bâtiment plus ancien situé à quelques mètres de la cabane principale).

Le refuge de la Pilatte.

Or, le refuge de la Pilatte a une importance particulière pour le bureau des guides Bérarde

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