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Le 28 juillet dernier, seulement 9 jours après avoir gravi la voie normale du Broad Peak (8 051 m, Karakoram) sans apport d’oxygène et en un temps record de 7h28, le guide haut-alpin Benjamin Védrines a défié de même le record de vitesse d’ascension de l’éperon des Abruzzes au K2 voisin (8 611 m), détenu en 23 heures par Benoit Chamoux depuis 1986. Mais cela ne s’est pas bien passé. Revenu en bonne santé, Benjamin Védrines nous a raconté à fleur de peau cette tentative au K2 et cette expé, chez lui au Monêtier. Interview.

À 30 ans, l’alpiniste de haut niveau français Benjamin Védrines compte à peine une poignée d’expés en Himalaya. Pourtant, après son ascension fulgurante du Broad Peak (8 051 m) le 19 juillet dernier, il faisait le choix de tenter le record de vitesse d’ascension du K2 voisin, plus haut de 560 mètres, par le classique éperon des Abruzzes. Mais à partir de 8300 mètres d’altitude, des symptômes d’oedème cérébral sont apparus et l’himalayiste a fini par renoncer vers 8400, 8500 mètres.

Benjamin Védrines nous a accueilli chez lui, au Monêtier, et raconté cette expédition qui l’a marqué comme au fer rouge. L’homme n’est pas en sucre, et s’il raconte des faits difficiles, il s’est livré, non sans humour parfois.

Souffrance au K2 pour Benjamin Védrines, le 28 juillet dernier ©Benjamin Védrines

J’ai souffert, a priori, d’un oedème cérébral.
Benjamin Védrines.

Concernant ton ascension du K2, une de nos sources a évoqué un « début

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