Un été a passé depuis la tempête qui a ravagé une partie du massif des Écrins. Si les dégâts catastrophiques à la Bérarde ont marqué les esprits, d’autres secteurs moins médiatisés ont également été très touchés, notamment par les crues de septembre. Audrey et Guillaume sont allés parcourir les sentiers d’Ailefroide dans la tranquillité d’une ambiance automnale, magnifique mais ponctuée des stigmates de la crue. Ils nous partagent leurs réflexions, entre admiration et désarroi.
L’automne a toujours magnifié la montagne, comme si, entre deux excès, ceux de l’été et de l’hiver, elle goûtait enfin à l’apaisement. Les touristes ont déserté les vallées et les sentiers, les refuges ont verrouillé leurs portes… Il ne reste plus que quelques irréductibles, qui s’offrent un spectacle aussi beau qu’éphémère. Les couleurs, les senteurs, ces petits vents frais qui se faufilent entre les arbres, sous des soleils qui n’ont plus rien d’orgueilleux…
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