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Abus sexuels à la FFME : tolérance zéro selon Pierre You

Après le patinage artistique, l’escalade. Quatre plaintes pour « abus sexuels » sont instruites par la justice au sein de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade. La FFME reconnaît ces cas concernant quatre encadrants qui ont tous été mis à l’écart. Dans le contexte actuel, cela suffit-il ? Nous avons posé la question à Pierre You, son président, ainsi qu’à Yannick Vallençant, président du SIM et sa cellule Sport Écoute, partenaire -très récent- de la FFME.

Le patinage, l’équitation, le ski… plusieurs fédérations sont touchées par des scandales, où des victimes ont non seulement été abusées sexuellement mais dont les abus ont été niés ou tolérés. Joint par téléphone, le président de la FFME, Pierre You, réaffirme l’intransigeance de sa fédération : « Si on est au courant de choses, on agit. C’est la tolérance zéro. Il n’y a pas d’omerta.  » Encore faut-il être au courant, et c’est bien là que le bât blesse. Les quatre entraîneurs accusés d’abus sexuels aujourd’hui le sont pour des faits « qui remontent à plus de six ans ». Mais alors, qu’a fait à ce moment là la fédération pour agir ?

Si Pierre You affirme que « ces quatre entraîneurs ne sont plus aujourd’hui en contact avec des enfants au sein de la fédération », suite à une procédure d’éloignement, il poursuit de manière moins catégorique : « après, qu’est ce qu’il va se passer demain… » Cette fin de phrase en forme de points de suspension laisse transparaitre un point clé dans le traitement de ce fléau que sont les abus sexuels : la communication entre les ministères et leurs réactions respectives, puis les sanctions (disciplinaires) de la Fédération ou du Ministère des Sports, et éventuellement, celles, pénales, de la Justice. 

Tout cela implique un temps long qui n’est pas dans l’air du temps ni en faveur des victimes – ou de la prévention d’autres cas. Ce qui pose d’autres questions : dans quel délai les personnes incriminées sont-elles  écartées de leurs victimes potentielles ? À quelle échéance les accusés présumés sont-ils jugés ? Que font-ils durant cette période qui peut être longue (on parle d’une alerte il y plus six ans dans le cas présent, pour des faits encore plus anciens) ? Sont-ils mis au placard et toujours salariés par la Fédération ? (la suite pour les abonnés).

Jocelyn Chavy & Ulysse Lefebvre

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