Avalanche à l’Himlung : « Le lourd tribut des Népalais aurait pu être évité »

Seize morts et tous népalais. L’avalanche qui a balayé le camp de base de l’Himlung en ouverture de la saison d’automne n’avait pourtant rien d’imprévisible : l’exposition du camp était connue de longue date et les prévisions annonçaient la dégradation météo. Pionnier de l’ascension encadrée de ce 7000 dès 2002, Paulo Grobel interroge le modèle économique des expéditions, et notre propre responsabilité d’alpinistes qui nous concentrons tous sur les mêmes sommets.

La saison himalayenne au Népal commence par une bien mauvaise nouvelle, avec le camp de base de l’Himlung touché par une avalanche. Pourtant rien d’exceptionnel : la dégradation était prévue depuis plus d’une semaine, avec des précipitations intenses.

Et ce type d’épisode neigeux, avec plus de deux mètres de neige, est maintenant récurrent durant l’automne, comme l’année passée au Panbari ou au Larkye pass, avec des accidents et des situations chaotiques au passage des hauts cols de trek.

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