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Questions d’équilibre

Nous allons en montagne, paraît-il, pour trouver les réponses à ces fichues questions que la vie d’en bas nous soumet. Il est vrai, s’élever, de façon assez magique, éclaire, ordonne et allège nos existences. Le créateur a dû bien s’amuser en cachant les solutions dans des endroits improbables et accessibles qu’aux plus curieux.
De retour au sol, le fouillis reprendra allègrement ses droits ; il sera alors temps de remonter, dénouer cœur et cortex. Magnifique excuse dont le seul défaut est la dépendance.
En fait, nos tourments de la vallée ne disparaissent pas vraiment, ils sont mis en sommeil, recouverts par d’autres questionnements, aussi futiles qu’essentiels et tout à fait spécifiques à l’entreprise verticale. Comme un vernis. Elle est là la vertu de gravir les montagnes, remplacer provisoirement nos points d’interrogation par d’autres, plus légers mais assez fidèles et joueurs pour occuper tout l’espace de notre évasion.
C’est cela faire de la montagne, c’est aller chercher d’autres ennuis.
C’est cela la liberté, c’est choisir ses emmerdements.
Au choix.
  • La corde ? Sur ou dans le sac ? Au-dessus, c’est un peu old school, dedans, ça fait dangereusement randonneur. Reprise de tête pour le casque.
  • Pour les longues approches, se chausse-t-on des grosses tout de suite ou fait-on le choix des baskets ? Question de poids de vue.
  • Et les chaussons d’escalade ? Pieds nus ou chaussettes ? Seule certitude, chaussettes si un autre que nous les a mis pieds nus, avant.
  • Pour les traversées gelées en ski, couteaux
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