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Match livres : Simon McCartney vs. Martin Boysen, récits de grimpeurs allumés

Déjantés quoique très forts, les grimpeurs britanniques ont le talent d’écrire des histoires saignantes dans tous les sens du terme. Alors pour ce premier match, le génial Martin Boysen, ou le survivant Simon McCartney ?

L‘un, Martin Boysen, fut le sherpa attitré de Chris Bonington, avant d’en avoir un peu marre de se taper le sale boulot (et de voir ses potes disparaître), son livre est paru en français sur Lulu, joliment traduit par Éric Vola. L’autre, Simon McCartney (interviewé lors de la sortie du livre) raconte son épopée fondatrice en Alaska, fruit d’une formation accélérée en alpinisme banzaï, comme dirait un certain Gilles Modica. Les deux racontent un certain état d’esprit, une époque, un destin. À vous de vous faire une idée, mais franchement, lire les deux est une bonne solution.

Le pitch

McCartney

Comme Jon Krakauer, l’auteur d’Into The Wild, l’alpiniste britannique Simon McCartney se rend en Alaska à la fin des années 70 pour gravir le Huntington. Ce succès lui donne l’idée de tenter encore plus gros en 1980 : l’immense face sud-est du Denali. Pour McCartney, 22 ans, il n’est pas nécessaire de trop réfléchir avant de se lancer dans cette face surplombée de séracs près à les pulvériser, lui et son pote californien Jack Roberts. Deux vrais allumés.

Boysen

Que faire quand vous êtes en train de grimper une fissure large comme la cuisse, au sommet d’une tour perdue au fin fond du Pakistan, et que votre genou se bloque

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