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Rien ne va plus pour les neiges éternelles. Partout dans les Alpes, les glaciers reculent sous l’effet du changement climatique. Ces grandes étendues blanches semblent vouées à un sombre futur. Dans cette adversité déloyale initiée et amplifiée par l’homme, les glaciers se débattent et créent des situations critiques, potentiellement dangereuses. Dans ce combat, ils ont également des alliés. Depuis des dizaines d’années, inlassablement, les glaciologues les auscultent.  Mais comment font les glaciologues pour ausculter les glaciers ? Quelle est la destinée qu’ils prédisent à ceux de nos Alpes ? Et si les dés étaient déjà jetés pour l’horizon 2050 ? 

Tête rousse, les soubresauts d’un glacier en sursis Nous sommes le 12 juillet 1892, le glacier de Tête Rousse, situé à 3200 m d’altitude en amont de Saint Gervais dans le massif du Mont Blanc, cache en son sein une catastrophe en suspens. Les années précédentes, une poche d’eau s’est formée à l’intérieur du glacier. Cette poche est retenue par la partie avale du glacier qui est froide car au contact de l’air extérieur. Mais la fonte du glacier cet été à contribué à l’augmentation de son volume. La pression exercée par l’eau sur la glace devient trop forte et le bouchon aval de glace saute. La suite, ce sont près de 100 000 m3 d’eau qui dévalent la montagne et lui arrachent près de 1 million de mètres cubes de graviers, de roches, d’arbres, ce qui fera 175 victimes en contrebas dans la vallée de Saint Gervais. Depuis,

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