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Jean-Michel Cambon a été victime d’une chute dans le secteur de Ponsonnas, en Isère. Alpiniste de formation, ouvreur de centaines de voies par passion, Jean-Michel Cambon s’est tué à l’âge de 68 ans en faisant ce qu’il aimait le plus : équiper une nouvelle voie, pour le plus grand bonheur de milliers de grimpeurs.

Ses topos de l’Oisans étaient devenus une marque : on dit pas regarde dans le topo, on dit regarde dans « le » Cambon. Aujourd’hui les amoureux de l’Oisans, des Écrins, de la belle escalade sur dalles ensoleillées, de grandes envolées dans les faces nord des Écrins aussi, tous les grimpeurs sont en deuil.

Jean-Michel Cambon était le roi de l’ouverture. Sa tiare était son casque, longtemps un vieux modèle, perpétuellement de travers sur son crâne. Sa bible en deux tomes, Oisans nouveau, Oisans Sauvage figure sur la table de chevet de tous les grimpeurs normalement constitués. Topo dont la première édition s’intitulait les 60 escalades les moins pires de l’Oisans, clin d’oeil provoc’ au Cent Plus Belles de Rébuffat. Ses fidèles se sont multipliés mathématiquement comme ses voies : toujours plus nombreux. Jean-Michel Cambon ne se prenait pas au sérieux : « l’escalade, la montagne, c’est pour rire ». Mais rien ne pouvait l’empêcher de continuer à ouvrir des voies d’escalade, ni le Parc National des Écrins et ses règles tatillonnes, ni son âge, puisqu’à la soixantaine il défrichait encore des secteurs entiers du Briançonnais où de l’Isère.

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