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L’institut de recherche sur la neige et les avalanches de Davos (SLF) vient d’émettre un rapport sur l’activité avalancheuse en Suisse pour la période du 1er octobre 2020 au 30 mars dernier. La saison hivernale helvète a connu une recrudescence des avalanches de plaques, parfois de très grande ampleur, et une accidentologie bien supérieure à la moyenne des 20 dernières années. Parmi les points essentiels soulevés, l’importance du problème des couches fragiles enfouies. Synthèse.

Globalement, l’hiver 2020/2021 en Suisse a été plus neigeux que la moyenne pluriannuelle, surtout en dessous de 2000 m, avec des cumuls et des hauteurs de neige supérieurs aux données moyennes, hormis à l’ouest. À basse altitude, les quantités dans le val Poschiavo et les Grisons ont été exceptionnelles, atteignant « plus du double que les quantités moyennes », écrivent les auteurs du rapport Christine Pielmeier et Martin Heggli. Plus largement, « deux douzaines de stations situées au nord de la crête principale des Alpes ont enregistré les plus grandes sommes de neige fraîche pour un mois de janvier depuis 1968 », avec néanmoins, pour la période de novembre à mars, « des températures supérieures aux données moyennes », mais suffisamment froides pour provoquer des chutes de neige.

Dès le début de l’automne, les pentes nord d’altitude ont été enneigées, surtout dans l’ouest et le nord, les manteaux neigeux restant minces. Le mois de novembre sec a favorisé dans ces secteurs la formation de couches fragiles « qui ont longtemps donné lieu à des déclenchements d’avalanches ». Néanmoins, les chutes de neige ont été fréquentes partout en décembre et janvier, provoquant « une situation avalancheuse constamment critique », dit le SLF. (…)

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